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Brève histoire du travail.

Brève histoire du travail.

A quelques jours de la fête du travail, petit aperçu du travail au travers des siècles.

L'origine du travail.

A l'origine le travail vient du latin -tripalium- qui signifie instrument de torture. Le 1er travail apparaît au Néolithique 10 000 ans avant notre ère. L'homme cesse d'être nomade, de vivre de chasse et de cueillette. Il se fixe, construit des maisons, cultive la terre, fabrique des objets.

Quiconque donne son travail pour de l'argent se vend lui-même.

Pour l'homme de l'antiquité, l'idée même d'avoir une activité pour vivre est impensable. Les esclaves sont là pour satisfaire aux besoins de subsistance (1 million sous Jules César). Les citoyens libres ne pratiquant que les activités nobles : la politique, la justice, la guerre.

Le moyen-âge.

Même mépris de l'activité besogneuse au début du moyen-âge. Le mot "travail" fait son entrée dans la langue française, mais il désigne la douleur, la malédiction. On parle du "travail de la guerre" ou du "travail de la femme" la souffrance de l'accouchement. Pour l'Eglise, le travail est un mal qui détourne de la prière. D'ailleurs avec toutes les fêtes des saints, on ne travaille qu'un jour sur trois. Chez le seigneur, le seul labeur qui vaille, c'est la guerre. Il pense que c'est de la paresse que d'acquérir à la sueur de son front ce que l'on peut se procurer dans le sang.

Première révolution du travail au 12 ème siècle.

Première révolution du travail au 12 ème siècle. La France entre alors dans une période d'expansion dans ses villes. Apparaît une bourgeoisie marchande. La demande explose, dans le bâtiment chantiers de cathédrale, de chateaux, ponts et demeures bourgeoises.
Au 13 ème siècle se trouve plus de 100 métiers regroupés en corporations ou guildes. La main-d'oeuvre doit se plier aux règles de la corporation.

La Réforme calviniste.

Avec la Réforme calviniste au 16 ème siècle, le travail devient un bien dont la récompense est l'enrichissement et la propriété privée.
Au 18 ème siècle, la révolution industrielle signe la naissance du travail moderne, place à la production. L'invention de la machine à vapeur propulse l'économie dans une phase de croissance sans précédent. S'invente tout au long du 19 ème siècle un nouvel ordre social. La manufacture a un héros l'ouvrier. En 1899, une loi pose les bases du futur contrat de travail. Le salarié est né.

Les temps modernes.

Le 20 ème siècle signe l'avénement de la grande industrie. Bienvenue à l'ouvrier spécialisé ou OS. Deux mots d'ordre : rationalité et efficacité. Taylor et ses méthodes scientifiques font florès. Le travail de l'ouvrier consiste désormais à reprendre à longueur de journée la même tâche et les mêmes gestes. Là où il fallait 4 mois pour construire une voiture, il suffit désormais de 3 semaines. Et l'être humain dans tout çà ?

Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner.

Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner, dit un slogan de mai 68. Dans les années 1960 une rébellion s'amorce. En mai 68, on pourfend le "métro, boulot, dodo". On dénonce le caractère dégradant et aliénant du travail, sa répétivité, les cadences, les horaires, l'absence d'avenir.

Aujourd'hui et demain.

Et au 21 ème siècle ? Selon une étude de l'Institut de veille sanitaire, le travail serai en train de nous rendre ... malades. le symptômes se nomment mal-être, stress et détresse psychique. 1ère cause: le sentiment d'un trop fort décalage entre l'investissement dans le travail et la récompense. Pour certains, il donne un sens à leur vie, pour d'autres, il n'est que synonyme de souffrance, comme un rappel au "tripalium" originel -le travail au sens de torture.

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?

Le verbe "bosser" vient de l'expression se "bosser le dos", courber le dos sous la fatigue.

Source : "Histoire" Sept.Oct. 2011

22 Réactions

dametartine
dametartine
3 mai 2012 à 13:51
Merci à toutes de votre passage et de vos coms.
Claudi8679
Claudi8679
3 mai 2012 à 10:13
J'ai lu avec plaisir et interêt votre article, vous méritez un kudos!
lalika52
lalika52
3 mai 2012 à 09:34
merci pour votre article très intéressant, je vous offre un Kudo je suis heureuse et épanouie dans mon travail d'infirmière; même si à près de 60 ans, ce n'est pas facile tous les jours
choucou
choucou
1 mai 2012 à 14:31
j'aime mon boulot
Chanelle 100
Chanelle 100
1 mai 2012 à 08:29
Travailler pour vivre je suis d'accord ,je suis retraitée depuis plus ou moins deux ans ,que du bonheur ,du jour au lendemain j'ai tournée la page moi qui pensait être attachée a mon job ,merci Dametartine pour ce bel article ,bonne journée .
M-Marie
M-Marie
1 mai 2012 à 08:27
ça fait déjà 33 ans que je travaille et je ne regrette aucune journée de travail :) bien que j'ai changé souvent de travail, cela m'a donné un grand 'éventail' ça aide à anticiper, à programmer, à être plus efficace... je me sens bien là où je suis - soigne-bien ton patron, il te le rendra 100x!
micropat
micropat
1 mai 2012 à 08:22
bonjour @dametartine, votre article bien qu'intéressant me fatigue, je me recouche donc :)
Saké
Saké
1 mai 2012 à 04:55
Bel article, merci, je pense qu'effectivement pour de plus en plus de personnes, le travail en revient au "tripalium et c'est bien triste, mais à la lecture des commentaires, certaines prenent encore du plaisir dans le travail
chat758
chat758
30 avril 2012 à 21:12
bel article
pina1320
pina1320
30 avril 2012 à 18:48
Vaut mieux être fourmi que cigale!Mais sans se bosser le dos pour autant,aimer son travail,c'est comme une fierté en soi et surtout se sentir"utile"dans ce que l'on fait et dans chaque catégories de professions.
mon petit chou
mon petit chou
30 avril 2012 à 08:39
sans travail aucun épanouissement.
Saké
Saké
1 mai 2012 à 04:55

Et bien je vous plains !

ben47
ben47
30 avril 2012 à 08:34
merci dametartine pour ce rappel ,bel article comme d'habitude ,j'ai la chance d'avoir choisis de faire un métier que j'aime ce qui n'est pas le cas pour tous mais j'avoue qu'avec l'age je savoure les jours de congé comme demain car parfois je travaille le1er mai mais cette année c'est congé pour moi donc j'ai de la chance et je vais savourer car aujourd'hui je travaille d'apres midi donc ,bonne journée
dominique4248
dominique4248
30 avril 2012 à 08:32
travailler pour vivre en mettant une priorité sur mes enfants mais pas toujours facile je fais les 3pauses
valerie0902
valerie0902
30 avril 2012 à 07:17
j'aime mon boulot mais j'adooooore aussi les jours de congé
tatiecoise
tatiecoise
29 avril 2012 à 21:41
J'ai eu la chance de faire un métier que j'aimais,même si j'ai beaucoup bossé,pas sous la fatigue,plutôt un boulot qui use prématurément le dos.Pas le choix,j'ai travaillé pour vivre,je décompte les jours encore 32 et c'est terminé.
M-Marie
M-Marie
1 mai 2012 à 08:23

bon courage pour les 32 restants, Tatie!

Cindyship
Cindyship
29 avril 2012 à 21:06
Moi j'ai comencer a travailler pour vivre, je ne fait pas vraiment ce que j'aime, il n'es même pas vraiment chouette du tous mon travail mais c'est de ma faute. Mais heureusement pour moi il a quand même un côter positif, le coter social qui fait que je ne vais pas en trainant des pied lol Que j'apprend a l'aimer quand même. Le positif j'aide des personnes qui en on besoin la plus pars du temps et le negatif il est parfois difficile moralement sur plusieur aspect et physiquement même si la je suis encore jeune donc ça va.
Hermine 68
Hermine 68
29 avril 2012 à 20:40
Ca valait bien la peine de faire mai 68 [départ dans la cour de la Sorbonne :-)) } pour en arriver, moins de cinquante ans plus tard à se tuer à la tâche!! J'aime beaucoup mon travail, mais pour l'instant, je me surprends à être fatiguée et à devoir faire des choix...Pas nécessairement ceux que je voudrais... Je vais réfléchir pour essayer de mieux gérer, merci Dametartine!
storann
storann
29 avril 2012 à 20:35
Juste métro, boulot, dodo, c'est vrai qu'il y avait de quoi se rebeller ! Je suis pour les activités nobles ☺ Pour répondre à la question j'ai toujours eu la "chance" de pouvoir faire ce qui me plaisait. J'ai aussi fait comprendre très tôt à mes fils qu'on "fait" sa chance, mais qu'il faut parfois un peu se battre pour que nos rêves se réalisent. Chacun d'eux fait aussi le job qui l'attirait depuis toujours. Ils travaillent pour vivre, bien sûr, mais tout en tirant une grande satisfaction de leurs professions respectives. Mais ils ne vivent pas non plus pour travailler, ils ont fort heureusement bien d'autres loisirs ☺
basile234
basile234
29 avril 2012 à 20:18
Merci Dametartine de nous avoir retracé cet historique. Comme à votre habitude, article bien documenté. Travailler pour vivre ou vivre pour travailler? Personnellement, j'ai vraiment beaucoup de chance : je fais un métier que j'aime, qui m'apporte beaucoup de satisfactions personnelles. J'y trouve aussi de la reconnaissance. Travailler permet d'acquérir son indépendance. J'y trouve donc mon compte.
dametartine
dametartine
29 avril 2012 à 20:24

J'aime bien la formulation de votre interrogation. La mienne ne me plaisait pas, je me permets de m'approprier votre question ☺ Merci et je suis ravie que vous vous réalisiez dans votre travail. C'est important !

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